Nager le jour de la Toussaint : les meilleurs endroits à choisir

Certains bravent la mer en novembre, défiant les traditions et la météo, quand d’autres préfèrent rester sur la berge, enveloppés dans les souvenirs d’un défunt. Le 1er novembre, la Toussaint s’impose comme un rendez-vous incontournable en Espagne et dans d’autres pays d’héritage catholique. Ici, l’hommage aux disparus s’entrelace avec des coutumes populaires, des rituels parfois inattendus, et des saveurs qui marquent la mémoire.

Chaque année, la Toussaint fédère croyants et familles autour d’un hommage aux défunts. Si cette fête chrétienne se célèbre le 1er novembre dans toute l’Espagne, elle s’ancre à d’autres dates dans les Églises orthodoxes ou byzantines, qui l’associent au premier dimanche de Pentecôte. L’idée centrale reste la même : honorer ceux qui nous ont quittés, saints reconnus ou anonymes, tous rassemblés dans la mémoire collective.

Ce jour-là, l’accent ne porte pas uniquement sur les canonisés. La commémoration s’élargit à tous ceux qui, croyance oblige, auraient franchi les portes du purgatoire pour accéder à cette fameuse vision béatifique. Parmi les gestes attendus : le dépôt de fleurs sur les tombes, symbole silencieux d’un attachement qui traverse le temps.

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La Toussaint et le jour des morts : deux dates, deux usages

Le 2 novembre, un souffle différent anime les familles. On se souvient alors des fidèles disparus, dans un élan qui complète la Toussaint sans s’y confondre. Certains parlent du « jour des saints morts », d’autres simplement du « jour des morts » : attention, il ne s’agit pas de la fête mexicaine du Día de Muertos, rendue célèbre par le film « Coco ». Ici, l’Espagne préfère la sobriété et la discrétion, loin des autels colorés d’Amérique latine.

Entre le 1er et le 2 novembre, de nombreux rites s’organisent pour honorer la mémoire des ancêtres. Les familles s’organisent, les rituels s’enchaînent, chaque foyer renouvelle le lien avec ceux qui ne sont plus.

Origines de la Toussaint : entre martyres et calendrier

L’histoire de la Toussaint puise ses racines dans les débuts du christianisme. À l’origine, les premiers croyants commémoraient la mort des martyrs sur les lieux mêmes de leur supplice. Comme plusieurs martyrs étaient souvent exécutés le même jour, une célébration commune s’est imposée, notamment à Antioche où la fête précédait la Pentecôte.

Mais il faut attendre le IXe siècle pour que la date du 1er novembre s’impose dans l’agenda catholique, grâce au pape Grégoire IV. Depuis ce moment, la Toussaint réunit chaque année vivants et morts dans une même pensée.

Traditions et spécialités culinaires de la Toussaint en Espagne

La journée du 1er novembre rassemble les familles espagnoles, entre recueillement et traditions gourmandes. Au programme : dépôt de fleurs sur les tombes et dégustation de douceurs typiques comme les « huesos de santo » (os de saint) ou les « buñuelos de viento » (beignets aériens).

Impossible de parler de la Toussaint sans évoquer la diversité régionale. Selon les territoires, les célébrations prennent des formes variées :

  • Aux Canaries, la « Noche de los Finaos » transforme les villages en scènes festives : feux de joie, musique et danses rythment la nuit.
  • En Galice, la nuit du 31 octobre est dédiée au « Samain », héritage celte célébrant la fin des récoltes et la porosité entre le monde des vivants et celui des morts. Les maisons se parent de décors sombres, et la frontière entre les deux mondes semble s’effacer le temps d’une veillée.
  • La Castanyada catalane, vieille de plusieurs siècles, réunit familles et amis autour de châtaignes grillées. Cette coutume, partagée aussi dans certaines parties du Levant et d’Aragon, fait la part belle au souvenir et au partage.
  • À Cadix, la fête des Tosantos envahit les marchés : les stands se métamorphosent en scènes de vie quotidienne ou en salons funéraires, rendant hommage aux défunts tout en valorisant les produits locaux. Les habitants profitent de l’occasion pour acheter des fruits de saison et, bien sûr, visiter les cimetières.
  • À Soria, le récit « El monte de las Ánimas » de Gustavo Adolfo Bécquer prend vie à travers un spectacle mêlant marionnettes, templiers, squelettes et autres spectres. L’imaginaire populaire s’invite dans les rues, entre légende et théâtre.
  • Dans la ville de Begígar (Jaén), la tradition veut que les habitants badigeonnent les serrures de leurs portes avec du porridge, censé éloigner les mauvais esprits. Une coutume singulière, héritée des générations passées.
  • À Maro, près de Nerja (Malaga), le « Maroween » fusionne Halloween et gastronomie locale. Châtaignes et patates douces rôties côtoient sorcières et déguisements effrayants, pour une soirée où rires et frissons se mêlent dans les rues.

Le 31 octobre, la vague Halloween déferle elle aussi sur l’Espagne. D’abord perçue comme une importation américaine, cette fête s’est installée dans le paysage local, adoptée par une jeunesse avide de déguisements et de friandises. Les citrouilles illuminées côtoient désormais les chrysanthèmes sur les places de village.

La Toussaint au Pays Basque : le goût du partage

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Au Pays Basque, la Toussaint prend des airs de fête autour de la table. Le « Gaztañerre Eguna », littéralement « jour des châtaignes rôties », rassemble familles et amis pour une collation où châtaignes grillées, escargots en sauce et motokil (pâte à la semoule de maïs) sont à l’honneur. Autrefois réservée aux hommes, cette tradition s’est ouverte à tous, reflet d’une société en mouvement.

Dans les villes d’Eibar, Ermua ou Soraluze, la convivialité l’emporte sur la solennité. D’autres rituels anciens du Pays Basque, comme les chants adressés au croque-mort de Mutriku ou les citrouilles évidées pour effrayer les passants, témoignent d’un rapport particulier à la mort, entre respect et facétie. Pour les curieux, ces pratiques sont détaillées sur mythologiadevvasconia.amaroa.com.

Et vous, connaissez-vous d’autres coutumes pour la Toussaint ? Partagez-les en commentaire, pour que ce patrimoine vivant continue de s’enrichir, génération après génération. On ne sait jamais : la prochaine tradition inédite pourrait bien émerger au détour d’une rue, d’un foyer ou d’un souvenir partagé.

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