Voyager au soleil en février sans se ruiner : les meilleures destinations

L’année 2016 débarque, et avec elle une invitation à faire ses valises. Voici une sélection mois par mois pour ceux qui cherchent à s’évader, inspirée d’un guide signé Nick Trend pour le British Telegraph, enrichie de quelques idées maison.

Janvier : Venise pour le Carnaval

Venise se métamorphose chaque hiver en un théâtre à ciel ouvert. Le Carnaval s’empare des ruelles et des canaux dès le week-end du 23 au 24 janvier, jusqu’au 9 février. Cette année, avec Pâques catholique fixée au 27 mars, le lundi gras tombe tôt,le 9 février. Résultat : les hôtels affichent encore des disponibilités. Ceux qui rêvent de masques, de costumes et de balades sur la lagune ont encore toutes leurs chances pour vivre la magie du carnaval vénitien, loin des foules habituelles.

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Février : Londres pour la culture

En février, Londres dévoile une facette apaisée, presque confidentielle. La foule s’estompe, les files s’amenuisent devant les musées et les vitrines. C’est le moment rêvé pour flâner dans la capitale anglaise, profiter des expositions majeures et faire de bonnes affaires sur l’hébergement. Deux rendez-vous artistiques attirent l’attention ce mois-ci :

  • À la National Gallery of London, une exposition dédiée à Eugène Delacroix ouvre ses portes du 17 février au 22 mai. Un événement pour les amateurs de peinture et d’histoire de l’art.
  • La Royal Academy of London accueille « Painting the Modern Garden : De Monet à Matisse », du 30 janvier au 20 avril. Prendre ses billets à l’avance devient une nécessité, la demande est forte.

Les familles y trouvent aussi leur compte, enfants et seniors étant les bienvenus dans cette capitale où la culture se fait accessible, sans bousculade.

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Mars : Séville pour la Semaine Sainte

Durant la Semaine Sainte, Séville prend une toute autre dimension. Les rues étroites débordent de vie, de chants et d’encens. Les processions s’étirent jusque tard dans la nuit : des pénitents cagoulés, portant les icônes du Christ et de la Vierge Marie, avancent lentement vers la cathédrale. Ici, on ne se contente pas d’être spectateur, on devient acteur d’un rituel séculaire. Les hôtels ne font pas encore le plein à cette période précoce de l’année : une occasion à saisir pour s’immerger dans la ferveur andalouse, au cœur d’une tradition vivante partagée avant tout par les habitants.

Avril : Bruxelles pour le printemps et l’art

Bruxelles, trop souvent en retrait sur la carte du tourisme, cache de véritables trésors. Les ruelles pavées du centre historique, la Grand-Place, rappellent la puissance commerciale de la ville au fil des siècles. Les amateurs d’art et d’histoire trouvent leur bonheur dans les anciennes demeures de marchands, transformées en restaurants réputés. Le Musée des Beaux-Arts abrite une collection remarquable de maîtres anciens : Bruegel, Rubens, Rembrandt, pour ne citer qu’eux. Du 22 avril au 24 mai, le salon « Art Brussels » met la création contemporaine en lumière. Pour préparer sa visite ou en savoir plus, le site officiel fournit toutes les informations nécessaires.

Mai : Oslo pour le bon rapport qualité-prix, offre

Oslo a longtemps été synonyme de séjour onéreux. Mais la couronne norvégienne ayant perdu 30 % face à la livre sterling en moins d’un an, la capitale scandinave s’ouvre à de nouveaux voyageurs. Les billets d’avion affichent des tarifs historiquement bas grâce aux compagnies à bas coût. Mai marque l’arrivée des beaux jours, l’ambiance se réchauffe, les musées dévoilent leurs collections : la National Gallery, le musée Edvard Munch, mais aussi l’Opéra à l’architecture audacieuse, posé au bord de l’eau. Le musée Astrup Fearnley, signé Renzo Piano, complète cette offre culturelle dynamique. Un séjour à Oslo, c’est désormais possible sans se ruiner.

Juin : Saint-Pétersbourg pour le festival « Nuits Blanches »

À Saint-Pétersbourg, le soleil ne disparaît presque jamais dans le ciel de juin. Ce phénomène, connu sous le nom de « Nuits Blanches », enveloppe la ville d’une lumière irréelle. Pendant ce festival qui s’étire de début juin à juillet, concerts, ballets et opéras se succèdent. Le Théâtre Mariinsky accueille le spectacle « Stars of the White Nights », véritable institution pour les passionnés de danse classique et de musique. La grande parade de feux d’artifice sur la Neva marque le point d’orgue de la saison. Les dates précises varient chaque année, mais une chose est sûre : la ville, portée par un rouble avantageux, attire de plus en plus de curieux.

Juillet : Berlin pour l’été

Berlin en juillet, c’est la promesse de longues journées ensoleillées et de températures douces. Le parc Tiergarten, véritable poumon vert, invite à la détente, tandis que les lacs avoisinants offrent des possibilités de baignade insoupçonnées en plein centre urbain. L’ambiance estivale bat son plein : le 16 juillet, la ville s’illumine de concerts et de feux d’artifice, notamment au Jardin botanique de Dahlem. Si la Love Parade appartient désormais au passé, l’esprit festif de Berlin, lui, reste bien vivant.

Août : Sienne pour « Palio »

Au cœur de la Toscane, Sienne vibre au rythme du Palio, une course de chevaux médiévale unique en son genre. Dix-sept quartiers, ou Contrade, s’affrontent sur la Piazza del Campo pour décrocher la bannière, le fameux Palio, ornée d’une représentation de la Vierge Marie. Chaque édition voit dix Contrade sélectionnées, sept n’ayant pas couru l’année précédente, trois choisies par tirage au sort. Les chevaux attribués à chaque équipe sont bichonnés jusqu’à la dernière minute. La passion et l’excitation envahissent toute la ville lors des deux rendez-vous annuels : les 2 juillet et 16 août. Les préparatifs, les entraînements et les cérémonies qui précèdent la course s’apparentent à une fête populaire où toute la cité se retrouve.

Septembre : Bordeaux nouveau

Bordeaux, classée au patrimoine mondial, séduit par son centre XVIIIe, ses places élégantes et ses ruelles pleines de vie. La ville ne se repose pas sur ses lauriers : la gastronomie et le vin occupent désormais le devant de la scène. Gordon Ramsey a pris les rênes du restaurant du Grand Hôtel, tandis que Joël Robuchon a ouvert « La Grande Maison » en 2014. Un musée du vin flambant neuf ouvre ses portes en mai, réunissant des cuvées venues de 87 pays, avec bar à vin, tapas et boutique spécialisée. Septembre s’impose comme le moment idéal pour profiter du meilleur de Bordeaux, loin de la frénésie du championnat d’Europe de football qui animera la ville en juin.

Octobre : New York pour Autumn Colors

À New York, octobre marque le retour de l’effervescence après la torpeur estivale. Central Park se pare de couleurs éclatantes, le soleil joue les prolongations et l’énergie de la ville repart de plus belle. Wall Street, la 5e Avenue, Greenwich Village, Broadway : tout reprend vie. Côté culture, le Metropolitan Museum propose une exposition sur l’influence de Jérusalem dans l’art et la culture européenne. L’Opéra Metropolitan lance une nouvelle production de « Tristan et Isolde » de Wagner, avec Nina Stemme dans le rôle d’Isolde. Les week-ends « Portes ouvertes » invitent les curieux à découvrir des bâtiments habituellement inaccessibles. Pour les amateurs d’ambiance, Halloween conclut le mois sur une note décalée.

Novembre : Marrakech pour la chaleur du désert

Quand novembre s’installe, avec ses journées grises et son humeur maussade, Marrakech apparaît comme un refuge lumineux. Températures agréables autour de 22 °C, soleil généreux et nuits rafraîchissantes : la ville marocaine a tout pour séduire. Les prix restent abordables, tant sur les vols que sur les hébergements, puisque la haute saison n’a pas encore commencé. On y trouve le contraste parfait entre dépaysement, douceur de vivre et authenticité, à quelques heures seulement de vol.

Décembre : Vienne pour l’ambiance hivernale

Vienne, sous la neige, déploie son charme le plus éclatant. Les parcs s’habillent de blanc, la Ringstrasse brille sous les décorations. Les marchés de Noël, entre chalets de bois et effluves de vin chaud, rassemblent visiteurs et locaux. Les amateurs de culture s’attardent au Kunsthistoriches Museum, ou découvrent les fastes des palais Hofburg et Schönbrunn. Et pour parfaire l’expérience, rien ne vaut une pause dans un café viennois, à regarder tomber les flocons derrière les vitres, en se promettant de revenir.

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