→Nous avons commencé à parler de l’Algérie. Ce pays d’Afrique du Nord, frontalier de sept voisins (Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Tunisie et Sahara occidental), détient le titre du plus vaste territoire du continent.
Sa capitale, Alger, domine la Méditerranée. Près de 40 millions d’habitants y vivent, à deux pas de l’Europe : à peine 35 minutes d’avion séparent Alicante d’Oran, soit 350 km en ligne droite. L’empreinte espagnole, longtemps présente, survit notamment à Oran, où la forteresse de Santa Cruz veille sur une église chrétienne et un quartier aux allures ibériques.
Quelques repères pour comprendre le quotidien algérien :
Peu de voyageurs s’aventurent en Algérie. L’accès au territoire est strict : impossible d’atterrir sans visa, et ce précieux sésame ne s’obtient qu’auprès du consulat ou de l’ambassade, sur invitation d’une entreprise ou d’une institution locale. Beaucoup renoncent devant la complexité du dossier, un verrou assumé, sans doute pour contrôler les entrées.
Le pays fonctionne sur un modèle démocratique, avec un président élu. Pourtant, la modernité affichée par le Maroc tout proche n’a pas totalement franchi la frontière : l’Algérie reste fidèle à ses racines arabes, et cela se ressent partout, des rues aux habitudes sociales.
Voici quelques usages qui structurent la vie quotidienne sur place :
- La prière rythme la journée, cinq fois, dès les premières lueurs du soleil. Les horaires varient selon la saison, mais la cadence ne faiblit pas.
- Le vendredi, à midi, les rues se vident : impossible de travailler, les commerces ferment, la vie s’arrête pour la prière. Seuls quelques lieux comme les hôpitaux, les aéroports ou certains hôtels continuent de tourner en sourdine.
La plus grande mosquée d’Oran
- La semaine professionnelle court du dimanche au jeudi. Le vendredi, c’est le jour sacré, équivalent du dimanche ailleurs. Le samedi, la vie reprend son cours, commerces ouverts, rues animées.
- Le ramadan bouleverse l’ordre du quotidien : chaque année, il avance d’une douzaine de jours, car le calendrier lunaire dicte les fêtes. Pendant ce mois, les journées sont vécues à jeun : ni nourriture, ni boisson, ni cigarette avant le coucher du soleil. Le soir, les familles se retrouvent autour de grands repas. Les enfants de moins de 14 ans, les malades ou les femmes pendant leurs règles ne sont pas concernés par le jeûne. À la fin du ramadan, deux jours fériés plongent le pays dans un calme étrange : tout ferme, les marchés désertent, et les familles fêtent ensemble la rupture du jeûne.
- La pauvreté, ici, ne se cache pas. Beaucoup vivent dans des maisons anciennes, les infrastructures hospitalières manquent de moyens, les ressources se font rares. Un quotidien qui demande de composer, d’improviser, parfois de se priver.
- Pour se représenter le niveau de vie, un chiffre : le salaire minimum tourne autour de 200 euros. Certains gagnent plus, d’autres moins, mais ce montant donne la mesure du pouvoir d’achat. Acheter une voiture ou une maison coûte presque aussi cher qu’en Europe. Pour les marques étrangères ou les produits importés, l’addition grimpe encore, souvent plus qu’en Espagne. Seule la nourriture reste relativement accessible, mais cela ne suffit pas à rendre la fin du mois facile pour la majorité.
Une question sur la vie en Algérie, sur ses coutumes ou son économie ? N’hésitez pas à écrire, la réponse viendra sans détour.
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L’Algérie ne se dévoile jamais tout à fait d’un seul regard. Entre espoir, contraintes et surprises, la vie y compose un tableau où chaque détail compte. Qu’en retiendra la prochaine génération ?






