Imaginez un archipel au large de la Tanzanie, où l’histoire croise le parfum des épices, où les plages rivalisent avec les récits les plus fous, et où la mémoire de Freddie Mercury, enfant du pays, plane sur les ruelles de Stone Town. Zanzibar, c’est ce mélange déroutant de cultures, de légendes et de saveurs. Le nom lui-même, hérité du persan, évoque la « Côte Noire », un point de départ pour comprendre ce territoire à part en Afrique de l’Est.
Zanzibar est une région semi-autonome de Tanzanie en Afrique de l’Est, d’où vient le légendaire Freddie Mercury (chanteur du groupe Queen). Le nom « Zanzibar » vient probablement du persan et signifie « Côte Noire ».
Quand on débarque à Zanzibar, un défilé de contrastes saute aux yeux. L’archipel ose tout : des mangroves épaisses, des plages éclatantes et des ruelles chargées de mémoires, où la nature impose un spectacle sans artifices. Les amateurs de biodiversité bravent la patience pour espérer croiser l’insaisissable léopard local, entendre l’agitation joyeuse d’un colobe rouge dans la forêt de Jozani, ou surprendre le vol silencieux d’une chauve-souris géante de Pemba. Unguja, la plus vaste des îles, porte encore dans l’ombre son surnom grec de Menouthias, tout un héritage de navigateurs, de marchands, d’explorateurs venus de loin.
Capitale : Zanzibar City (ou ville de Zanzibar)
Régime : gouvernement révolutionnaire de Zanzibar
Langues pratiquées : swahili, anglais
Religions : communauté principalement musulmane, avec des minorités chrétiennes et bouddhistes
Monnaie locale : Shilling tanzanien
Climat : tropical
Décalage horaire : six heures de plus qu’en Grèce
Conduite : à gauche
À propos de Zanzibar :
L’archipel de Zanzibar compte autour de 1,3 million d’habitants. Dispersées sur l’océan Indien, les îles principales, Unguja et Pemba, dessinent un territoire éclaté, mais uni par une histoire dense. Le XIXᵉ siècle colle encore à la peau de Zanzibar : l’archipel fut tristement l’un des centres du commerce d’esclaves d’Afrique de l’Est. Le passé persiste, mais la vie s’est métamorphosée. Au volant, c’est la gauche qui l’emporte ; dans la rue, l’islam rythme la journée, tandis que le football électrise les quartiers. La région s’est dotée d’un Conseil révolutionnaire pour la gouverner, épaulé par une Chambre des représentants. Côté porte-monnaie, c’est toujours le Shilling tanzanien qui fait foi.
Accents à table : que goûter à Zanzibar ?
La cuisine locale surprend, embrassant le patrimoine bantou et s’offrant des détours par l’Inde, l’Arabie, la Chine et même l’Angleterre. Quelques spécialités restent gravées en mémoire après un simple repas :
- Le Sorpotel, ragoût émouvant par ses parfums d’épices, inspiré des traditions indiennes.
- Le gâteau aux épices, tout en douceur, à la fois moelleux et intense.
- Un BOKU-BOKU mijoté, la viande saisi dans un tourbillon d’épices locales.
- Le requin Poivre, plat de caractère, réservé aux palais en quête d’authenticité.
- Le Pweza wa nazi, autrement dit la pieuvre cuisinée dans du lait de coco, simple mais inoubliable.
Pour ceux qui aiment manger sur le pouce, la rue regorge de trésors : noix de coco à peine ouvertes, crêpes chapatti tout droit sorties de la plaque brûlante, ou la fameuse pizza zanzibarite servie devant les stands animés du marché de Forodhani.
Balades et visites à ne pas manquer
Impossible de faire l’impasse sur Stone Town : son cœur historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. On s’y promène en zigzagant entre l’ancien marché aux esclaves, l’église anglicane et les marchands d’épices. La mer attire aussi, avec une excursion en bateau traditionnel ou un détour par Prison Island, célèbre pour ses longues plages et ses tortues géantes, vestiges d’un autre âge. Un tour dans les plantations permet de lever le mystère sur la cannelle, le girofle ou la cardamome. Envie de nature ? La forêt de Jozani héberge le rare colobe rouge, animal emblématique de l’archipel. Enfin, l’île de Tumbatu dévoile la fabrication des boutres, ces voiliers en bois qui naviguent entre les îlots, et le mode de vie insulaire, loin des brochures touristiques.
Astuces météo : partir au bon moment
Zanzibar offre un climat tropical, oscillant entre douceur et moments de chaleur plus marqués. Entre juin et octobre, l’air tourne autour de 26°C, avec des nuits agréables. En février, la chaleur grimpe, parfois jusqu’à 39°C ; en août, elle redescend et tutoie les 21°C. Les semaines de juin et août séduisent par leur équilibre : journées longues, soleil rassurant, soirs apaisés. Pour observer la faune, privilégiez janvier ou février, quand sécheresse et chaleur attirent animaux et oiseaux vers les points d’eau. On évite la période de mars à mai : l’archipel connaît de fortes averses et nombre d’établissements baissent le rideau le temps des grosses pluies.
Où séjourner à Zanzibar ?
L’adresse qui revient sur toutes les lèvres, c’est le Tulia Zanzibar Resort. Son emplacement face à l’océan, ses chambres au style raffiné, la piscine et des assiettes inspirées lui valent une réputation qui dépasse l’archipel. On y savoure, le temps d’un séjour, la sensation de vivre le meilleur de Zanzibar, entre détente et excursions sur mesure.
Comment se déplacer sur place ?
L’archipel dispose d’un aéroport international et de cinq ports, autant de portes d’entrée ouvertes sur la région. Sur l’île, le Daladala (minibus local) est le transport de prédilection pour ceux qui veulent mêler aventure et économie.
Rejoindre Zanzibar : le mode d’emploi
Avant de fermer la valise, jetez-y tout ce qu’il faut pour le soleil, la découverte et le dépaysement : vêtements légers, accessoires de plage, et surtout, un zeste d’enthousiasme. Réserver ses billets à l’avance garantit de ne rien laisser au hasard pour rejoindre ces rivages d’exception.
Un épisode unique : Happy Traveller
Difficile de résister à l’appel magnétique de Zanzibar. Pour saisir la magie de l’archipel en images et en récits, l’épisode spécial de Happy Traveller offre un regard inédit, bien loin des clichés publicitaires.
Au soleil couchant, alors que Stone Town s’anime et que les voiliers filent sur l’eau tranquille, Zanzibar laisse à chacun une sensation qui hante longtemps. Un ailleurs qui s’incruste, et finit par réapparaître, sérieux comme un appel à repartir.


